Eugène GORIEUX

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Eugène GORIEUX est né le 23 décembre 1888 au hameau de La Rigole à Bruz (35). La fiche matricule d’Eugène GORIEUX, conservée aux archives départementales d’Ille-et-Vilaine, mentionne comme dernier domicile connu « la Roche chez Brizard »à Laillé.

Il avait été mobilisé à la déclaration de guerre au 71e Régiment d’Infanterie mais avait été évacué le 16 janvier 1915 après avoir contracté la fièvre typhoïde. Puis il fut intégré le 28 mai 1915 au 3e Régiment de Zouaves.

Il a été tué le 15 décembre 1916 près de Bezonveaux lors des derniers jours de la bataille de Verdun. Depuis le mois d’août 1916, l’armée française avait lancé des offensives qui lui avaient permis de reconquérir une partie du terrain perdu pendant les premiers mois de la bataille. Il est mort lors d’une opération qui avait pour but d’une part, de repousser les allemands afin de mettre le fort de Douaumont à l’abri d’une surprise et d’autre part, de priver les allemands de leurs observatoires sur les lignes arrières françaises. Le Régiment de Zouaves auquel appartenait Eugène Gorieux était engagée en première ligne au nord du fort de Douaumont. La préparation d’artillerie débuta le 9 décembre. Dans la nuit du 13 au 14 décembre, les bataillons d’assaut montèrent en première ligne. Eugène et ses camarades occupaient la tranchée Heysch au nord-est du fort de Douaumont. L’heure H fut fixée au 15 décembre à 10 heures. Pendant que les troupes étaient sur leurs positions de départ, elles furent soumises à un violent bombardement de l’artillerie allemande qui leur occasionna des pertes. A 10 heures, le 1er Bataillon du 3e Zouaves s’élançait précédé par le barrage roulant de l’artillerie française qui allongea son tir de 50 mètres toutes les 2 minutes. Les premières positions allemandes étaient à 400-500 mètres des lignes de départ. Le terrain était détrempé et bouleversé par le bombardement qui continuait. Les hommes s’enlisaient, la progression était très difficile. Les mitrailleuses allemandes placées dans la « Carrière Nord » se dévoilaient et prenaient sous leurs rafales les troupes qui avançaient. Le 1er Bataillon du 3e Zouaves parvint néanmoins à franchir les différentes positions5allemandes et atteint son objectif, le Bois Hassoule à 11h45. C’était au tour du 5eBataillon appuyé par le 11e de continuer la progression. La résistance des troupes allemandes stoppait l’avance. A 18 heures, l’avancée du 5eBataillon n’avait été que de quelques centaines de mètres au-delà des positions atteintes par le 1erBataillon. C’est ce jour-là qu’est décédé Eugène Gorieux. Les archives municipales de Laillé conservent une copie de l’acte de décès qui mentionne qu’Eugène GORIEUX est décédé de ses blessures sur le champ de bataille. Le lendemain, le 5e et le 11eBataillon reprendront l’assaut et atteindront l’objectif final assigné à l’attaque.

L’acte de décès a été transcrit dans les registres de l’état-civil de Laillé pour l’année 1920. Eugène GORIEUX n’était inscrit sur aucun des monuments de la commune.